Cordyline australis : guide complet pour bien entretenir cette plante d’intérieur et d’extérieur

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Vous cherchez une plante graphique qui tienne aussi bien sur une terrasse qu’au bord d’une piscine, sans vous transformer en jardinier-esclave ? Cordyline australis coche presque toutes les cases. Cette « fausse palme » structure un jardin contemporain, supporte les embruns en bord de mer et s’acclimate très bien en pot comme plante d’intérieur dans une véranda lumineuse. En revanche, elle pardonne mal deux erreurs classiques : l’excès d’eau et le froid prolongé. Vous allez voir comment les éviter sans y passer vos week-ends.

Après quinze ans à poser des bassins en bois, à gérer pH, chlore et margelles, j’ai vu trop de belles cordylines grillées par un coup de gel ou pourries par un arrosage mal géré, juste à côté de piscines pourtant haut de gamme. Rien de plus frustrant que de réussir son projet de piscine et de rater l’accompagnement végétal. En maîtrisant quelques règles simples d’entretien plante — lumière, substrat, rempotage, arrosage et taille — vous transformez cette exotique en alliée durable de votre cadre de vie, qu’elle trône à côté d’un bassin, sur un balcon urbain ou dans votre salon.

  • Cordyline australis supporte le bord de mer si le sol reste drainant et jamais détrempé.
  • En pot, elle devient une excellente plante d’intérieur lumineuse, à condition d’éviter le plein soleil derrière une vitre.
  • Le froid reste son principal ennemi : gardez-la au-dessus de -5 °C, hors vent et hors eau stagnante.
  • Un arrosage trop fréquent provoque un jaunissement rapide des feuilles et des pourritures de racines.
  • Un rempotage tous les 3 à 4 ans suffit pour maintenir une croissance harmonieuse.
  • Quelques apports d’engrais liquide au printemps et en été assurent un feuillage bien coloré.
  • Les maladies restent rares : surveillez surtout cochenilles et araignées rouges en intérieur.

Comprendre Cordyline australis pour mieux la cultiver

Avant de parler d’arrosage ou de taille, vous gagnez du temps en comprenant comment « raisonne » une Cordyline australis. Cette plante ne se comporte ni comme un palmier, ni comme un simple arbuste de haie. Son tronc ligneux, ses longues feuilles rigides en rosette et sa croissance lente demandent un minimum de stratégie, surtout si vous la placez près d’une piscine ou d’une terrasse bois.

Cette cordyline appartient à la famille des asparagacées, avec un mode de vie proche des yuccas : feuillage persistant, silhouette architecturale et très faible ramification. En pleine terre, dans les régions clémentes, elle peut atteindre 6 m chez nous, parfois davantage sur plusieurs décennies. En pot, elle reste bien plus modeste, souvent entre 1 et 3 m, ce qui en fait une plante d’extérieur très intéressante pour souligner un escalier, un angle de terrasse ou un local technique de piscine un peu nu.

La plupart des jardineries proposent l’espèce type à feuillage vert, mais aussi de nombreux cultivars colorés. Une variété comme ‘Red Star’ affiche un feuillage rouge bronze très graphique qui se marie particulièrement bien avec un bardage bois, une margelle en pierre claire ou un decking composite sobre. D’autres, comme ‘Variegata’, portent des feuilles rayées de crème. Ces versions panachées se révèlent souvent plus sensibles au froid et au soleil brûlant ; elles méritent donc une exposition un peu plus douce.

Son origine néo-zélandaise explique beaucoup de choses. Cordyline australis vient de zones où les hivers restent généralement doux, les sols bien drainés et l’air souvent humide. Elle tolère des épisodes de sécheresse une fois installée, mais supporte mal les sols lourds saturés en eau. Les jardiniers qui l’installent dans une cuvette argileuse, juste au pied d’un bassin sans drainage, courent à la catastrophe. L’eau hivernale qui stagne autour du collet déclenche rapidement des pourritures de racines quasi irréversibles.

Sa floraison, chez nous, ressemble un peu à un bonus. En pleine terre, sur des sujets âgés, de grandes panicules blanches apparaissent l’été, légèrement parfumées. Dans un jardin autour de piscine, ces inflorescences attirent les pollinisateurs et apportent une dimension vivante qui contraste avec les surfaces minérales. En intérieur, la floraison reste très rare : mieux vaut la considérer comme une plante graphique que comme une plante fleurie.

Vous pouvez aussi jouer avec sa longévité exceptionnelle. Un sujet bien planté, dans de bonnes conditions de lumière et de sol, accompagne votre maison sur plusieurs décennies. Ceux qui conçoivent un projet piscine à long terme y trouveront un excellent repère vertical, plus durable que la plupart des plantes saisonnières ou des graminées.

Dernier point méconnu : dans sa région d’origine, les fibres de ses feuilles servaient à la fabrication de cordes et de tissus. Cette robustesse du feuillage se ressent au quotidien : les feuilles supportent vent et embruns, ce qui intéresse particulièrement les propriétaires de maison côtière qui rêvent d’un jardin exotique autour de leur bassin.

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Choisir entre culture en pot et pleine terre

La première décision concerne le support : pot ou pleine terre ? Chaque option s’adapte à un mode de vie bien précis. En climat doux, dans l’Ouest atlantique ou le pourtour méditerranéen, une plantation directe en massif fonctionne très bien, à condition de respecter le drainage. La plante profite alors d’un volume racinaire important et développe un tronc impressionnant avec le temps.

Dans les régions aux hivers plus marqués, l’approche change. Une culture en grand bac offre une sécurité hivernale : vous placez la cordyline sur la terrasse aux beaux jours, puis vous la rentrez dans une véranda, une serre froide ou un garage lumineux dès que le thermomètre s’approche des -2 °C. Cette mobilité rassure beaucoup de propriétaires de piscine en climat continental, qui redoutent de voir leurs plantes exotiques grillées chaque hiver.

Un client à Lyon, par exemple, avait aligné trois cordylines en pleine terre le long de sa plage de piscine. Premier hiver à -7 °C prolongé : toutes noircies, départs tardifs et troncs marqués à vie. Deux ans plus tard, il a opté pour trois gros bacs en bois, sur roulettes, avec un substrat léger : mêmes variétés, mais protégées sous une pergola vitrée de novembre à mars. Les plantes se portent aujourd’hui très bien, et l’ensemble reste esthétique toute l’année.

À ce stade, vous avez compris l’idée : choisir le bon mode de culture équivaut à sécuriser votre décor extérieur pour longtemps.

Installer Cordyline australis comme plante d’intérieur ou d’extérieur

L’un des atouts majeurs de Cordyline australis tient à sa double casquette : plante d’extérieur résistante dans les jardins doux, mais aussi plante d’intérieur graphique dans les pièces lumineuses. En jouant avec cette polyvalence, vous pouvez composer un fil conducteur entre salon, terrasse et abords de piscine, sans multiplier les espèces.

En extérieur, l’emplacement décide en grande partie de la réussite. La cordyline apprécie le soleil ou la mi-ombre, mais réclame un sol filtrant. Sur un terrain lourd, la bonne pratique consiste à la planter en butte ou en haut d’une rocaille, jamais dans un creux. Un mélange de terre du jardin, de sable de rivière et de compost mûr suffit généralement. Dans un jardin avec bassin, je conseille souvent un recul d’au moins 1,50 m du plan d’eau pour éviter les remontées d’humidité hivernale au niveau des racines.

En intérieur, la logique change. Vous recherchez une lumière très abondante, sans exposition brûlante derrière une baie plein sud. Un emplacement idéal : près d’une fenêtre orientée est ou ouest, à quelques dizaines de centimètres de la vitre. Cette position garantit un feuillage coloré sans taches de brûlure. Une cordyline qui manque de lumière s’allonge, perd de la densité, et finit par présenter un port dégingandé peu esthétique.

Autre piège fréquent : le radiateur juste sous la fenêtre. La chaleur sèche combinée à l’air statique attire cochenilles et araignées rouges. Lorsque vous choisissez son emplacement comme plante d’intérieur, gardez au moins 30 cm de distance avec une source de chaleur directe et aérez régulièrement la pièce.

En guise de repère, voici un tableau comparatif pour décider où et comment installer votre cordyline.

Situation Lumière idéale Température conseillée Arrosage Points de vigilance
Plante d’extérieur en pleine terre Soleil à mi-ombre, abri du vent froid -5 °C à 30 °C sur sol drainant 1 à 2 fois/semaine l’été, très peu l’hiver Sol gorgé d’eau, gel prolongé, cuvette
Plante d’extérieur en pot Lumière vive, soleil doux du matin -2 °C mini ; hiver sous abri hors gel 2 fois/semaine en été, 1 fois/10 jours en hiver Pot trop petit, soucoupe pleine, vent fort
Plante d’intérieur près d’une fenêtre Très lumineux, sans plein soleil brûlant 15 à 24 °C, sans courants d’air froid Quand la surface du substrat sèche Air trop sec, radiateur dessous, manque de lumière

Une bonne installation signifie aussi de réfléchir au décor global. Dans un projet de piscine naturelle, la cordyline peut marquer la transition entre la partie minérale (plage, margelles, terrasse en bois) et la zone plantée. Dans un simple balcon urbain, elle structure l’espace, surtout si vous l’associez à quelques graminées et à des pots en matériaux naturels comme le bois ou la terre cuite.

Vous hésitez encore entre intérieur et extérieur ? Rien ne vous oblige à trancher définitivement. Certains propriétaires alternent : cordyline sur la terrasse de mai à octobre, puis retour en véranda lumineuse le reste de l’année. Cette rotation demande un peu de logistique, mais prolonge nettement la durée de vie des sujets les plus sensibles, surtout les variétés panachées.

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Réussir la plantation et le rempotage sans faux pas

Une Cordyline australis bien installée vous épargne beaucoup de tracas d’entretien. Le vrai travail se joue le jour de la plantation en pleine terre, ou lors du rempotage en bac. Trois erreurs reviennent tout le temps : trou de plantation trop étroit, absence de drainage, et substrat trop lourd.

Pour la pleine terre, prévoyez un trou trois à cinq fois plus large que la motte. Au fond, disposez une couche drainante en pouzzolane ou en graviers, puis mélangez la terre extraite avec du terreau et du compost. La plante doit se trouver au niveau du sol fini, jamais enterrée plus profondément. Un arrosage copieux juste après permet de chasser les poches d’air autour des racines et d’assurer un bon contact terre-racines.

En pot, la démarche reste proche, avec quelques spécificités. Choisissez un contenant d’au moins 40 à 50 cm de diamètre, percé de plusieurs trous. Installez une couche de billes d’argile, puis un substrat léger : terreau pour plantes méditerranéennes ou mélange maison terreau/sable/perlite. Un rempotage tous les 3 à 4 ans suffit, sauf si les racines sortent déjà par les trous de drainage après deux saisons.

Un propriétaire de piscine bois en Vendée m’avait montré une cordyline en pot, installée depuis six ans sans rempotage. Le conteneur plastique initial se déformait, les racines tournaient en spirale, et la plante dépérissait. Après division des racines et transfert dans un bac plus large avec un substrat renouvelé, la plante a redémarré en quelques mois, avec de nouvelles feuilles vigoureuses.

Un bon rempotage représente donc une sorte de « reset » pour cette plante : à la fois entretien et assurance-vie.

Maîtriser l’arrosage, la lumière et l’engrais de votre Cordyline australis

L’arrosage décide souvent du sort de votre cordyline. En extérieur comme en intérieur, les excès nuisent plus que les oublis ponctuels. Le réflexe classique consiste à arroser « comme les autres plantes du massif » ou « comme les géraniums du balcon ». Mauvaise idée. Cordyline australis possède un système racinaire qui supporte la sécheresse modérée, mais s’asphyxie vite dans un substrat détrempé.

En pleine terre, l’idéal consiste à arroser copieusement à la plantation, puis à maintenir un sol légèrement frais le premier été, avec un arrosage une à deux fois par semaine par temps chaud. Une fois bien enracinée, la plante réclame beaucoup moins d’attention : un simple appoint d’eau en cas de sécheresse prolongée suffit. L’hiver, dans un sol drainant, vous pouvez pratiquement cesser tout apport.

En pot, la gestion se révèle plus fine. Laissez toujours sécher la surface du substrat sur 2 cm avant de reprendre l’arrosage. En été, cela peut signifier deux arrosages par semaine. En hiver, un seul tous les dix à quinze jours s’avère souvent suffisant. La soucoupe ne doit jamais rester pleine ; sinon, l’eau remonte par capillarité et maintient les racines dans un bain permanent, propice aux maladies.

La lumière conditionne directement l’allure de la plante. Une bonne exposition offre un feuillage dense, bien coloré, alors qu’un emplacement trop sombre provoque un allongement du tronc, des feuilles plus espacées et une impression de fatigue. Pour une plante d’intérieur, visez une pièce très lumineuse, avec une lumière indirecte forte. Un salon ouvert sur le sud mais protégé par un voilage ou une avancée de toit convient très bien, surtout si vous la placez à quelques mètres d’une baie donnant sur la piscine.

En matière d’engrais, la cordyline reste raisonnable. Un apport d’engrais liquide équilibré toutes les deux semaines du printemps au début de l’automne stimule la croissance et la coloration sans excès. En automne et en hiver, réduisez à un apport mensuel si la plante se trouve maintenue à température stable. En pleine terre, un simple apport de compost au pied, au printemps et en automne, suffit pour nourrir la plante à long terme.

Certains bricoleurs ont tendance à multiplier les produits : engrais pour gazon, pour plantes fleuries, pour agrumes… Ce cocktail finit par déséquilibrer le substrat et brûler les racines. Une cordyline ne demande pas un arsenal chimique, mais une fertilisation simple, régulière et mesurée. Dans un projet de jardin durable, cette sobriété reste un vrai atout.

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Gérer l’hygrométrie et la lumière en intérieur

Les maisons modernes, très isolées, posent un défi particulier : l’air y reste souvent sec, surtout l’hiver avec le chauffage. Une cordyline utilisée comme plante d’intérieur près d’une piscine intérieure ou d’un spa profite d’une hygrométrie plus élevée, ce qui limite les attaques d’araignées rouges. Dans un séjour classique, quelques gestes simples compensent l’air trop sec : brumisation légère du feuillage, coupelle de billes d’argile humides, ou présence d’autres plantes qui créent un microclimat.

La lumière artificielle n’égale pas un bon rayonnement naturel. Une cordyline placée au fond d’une pièce sans fenêtre vivra difficilement, même avec une lampe classique. Pour les pièces vraiment sombres, seules des lampes horticoles à spectre adapté peuvent compenser, mais elles alourdissent vite la facture énergétique. Dans un projet d’aménagement raisonné, je conseille plutôt de réserver la cordyline aux zones naturellement lumineuses et de choisir des espèces plus tolérantes à l’ombre ailleurs.

Si vous observez un feuillage qui pâlit, des feuilles qui s’orientent clairement vers la fenêtre ou un allongement excessif du tronc, c’est que la lumière manque déjà. Un simple déplacement vers un endroit plus clair suffit parfois à rattraper une situation en quelques semaines. Mieux vaut réagir avant que la plante ne s’épuise.

Entretenir, tailler et multiplier votre cordyline sans l’abîmer

Un entretien maîtrisé ne signifie pas « taille sévère ». Cordyline australis supporte très bien une vie entière avec un minimum de coupe. L’entretien courant consiste surtout à retirer régulièrement les feuilles sèches à la base. Cette opération garde un aspect propre et limite les refuges à ravageurs. Utilisez un sécateur propre, coupez au ras du tronc et évacuez les débris, surtout si la plante se trouve près d’un bassin ou d’une piscine, pour éviter qu’ils ne finissent dans le skimmer.

Certains jardiniers souhaitent limiter la hauteur ou densifier la plante. Une taille du tronc reste possible, mais demande un vrai choix. Vous pouvez couper le tronc principal au-dessus d’un départ de feuilles ; plusieurs rejets latéraux apparaîtront alors. Le sujet prendra un port plus buissonnant, parfois plus adapté aux petits jardins ou aux terrasses étroites. L’intervention se réalise idéalement au printemps, période où la plante mobilise naturellement ses réserves pour repousser.

La multiplication intéresse ceux qui veulent répéter une ambiance autour d’une piscine ou le long d’une allée. Plusieurs techniques existent : semis, boutures de tiges ou division de rejets basaux. Pour un particulier, la division de rejets reste la plus fiable. Au printemps, prélevez délicatement un rejet déjà bien enraciné au pied de la plante mère, installez-le dans un pot avec un substrat léger, maintenez-le humide et abrité pendant quelques semaines. Vous obtenez ainsi un clone fidèle de la variété choisie.

Les boutures de tiges fonctionnent aussi bien. Coupez un tronçon de tige saine, d’une quinzaine de centimètres, et placez-le dans un mélange humide ou dans l’eau, jusqu’à l’apparition de racines. Cette technique convient particulièrement aux sujets dont le tronc a souffert du froid, mais reste partiellement vivant. Elle offre une deuxième chance à une plante malmenée par un hiver trop rude.

Pour les passionnés, la multiplication par semis constitue une option plus technique, car les plantes issues de graines ne reproduisent pas toujours fidèlement les caractères des variétés panachées. Dans un jardin où chaque détail compte, surtout près d’une piscine soignée, la division de clones garantit une homogénéité visuelle beaucoup plus sûre.

Bon à savoir et erreurs fréquentes

Un petit encadré d’alerte s’impose. Plusieurs erreurs reviennent dans les jardins de particuliers, surtout ceux qui se débrouillent seuls après la construction d’une piscine ou d’une terrasse :

  • Paillage étouffant au collet : un paillage trop épais, collé contre le tronc, garde l’humidité et favorise les champignons.
  • Retard d’hivernage : rentrer la plante en pot après la première bonne gelée, au lieu d’anticiper dès les premières nuits froides.
  • Plantation en point bas du terrain : l’eau de ruissellement se concentre au pied et provoque des dégâts irréversibles en hiver.
  • Taille en plein hiver : les plaies cicatrisent mal et fragilisent le tronc.
  • Engrais sur sol sec : risque de brûlure racinaire si l’on verse un engrais concentré sans arroser ensuite.

En corrigeant ces points, vous réduisez fortement les risques de dépérissement prématuré et vous garantissez à votre cordyline un rôle durable dans votre aménagement.

Surveiller maladies, parasites et sécurité de Cordyline australis

Bonne nouvelle : Cordyline australis se montre globalement robuste. Les maladies restent rares quand la plante profite d’un sol drainant, d’une bonne lumière et d’un arrosage raisonnable. Les principaux problèmes proviennent surtout de la culture en intérieur ou sous abri, où l’air sec et le manque de renouvellement favorisent certains parasites.

Les cochenilles farineuses et cochenilles « cotonneuses » constituent les envahisseurs les plus courants. Vous les repérez sous forme de petites masses blanches sur les feuilles ou le long du tronc. Leur présence entraîne un affaiblissement progressif, avec sécrétion de miellat collant. Une intervention précoce reste très efficace : chiffon humide imbibé d’eau savonneuse, rinçage, puis, si besoin, application d’un insecticide de biocontrôle autorisé en France. Les produits phytosanitaires doivent toujours respecter la réglementation en vigueur ; lisez systématiquement l’étiquette et respectez les doses.

Les araignées rouges, elles, se développent surtout en atmosphère chaude et sèche, fréquente dans les salons chauffés. Elles causent un grignotage du feuillage, qui pâlit et se tache de petits points clairs. Une augmentation de l’hygrométrie, quelques douches sur le feuillage et, si nécessaire, un acaricide de biocontrôle suffisent souvent à reprendre la main.

Les véritables « maladies » au sens strict découlent souvent d’un arrosage excessif : pourritures de racines, tronc qui se ramollit, mauvaise odeur au niveau du collet. Dans ce cas, il faut réagir vite : suppression des parties atteintes, rempotage dans un substrat sain, réduction drastique de l’arrosage, voire bouturage d’une partie saine pour sauver la variété. Un pot sans drainage ou une soucoupe constamment pleine représente le scénario idéal pour ce type de problème.

Côté sécurité, plusieurs points méritent votre attention. Pour les animaux de compagnie, la cordyline n’appartient pas aux plantes les plus toxiques, mais l’ingestion de grandes quantités peut provoquer des troubles digestifs chez les chiens et les chats. Mieux vaut la placer hors de portée des animaux qui grignotent tout, surtout en appartement.

Près d’une piscine, pensez aussi à la sécurité des baigneurs. La cordyline ne figure pas parmi les espèces dangereuses, mais son feuillage rigide peut gêner les circulations si vous la collez au ras d’un escalier ou d’une plage étroite. Idéalement, gardez un passage fluide de 80 cm à 1 m autour des points de circulation principale, afin de respecter le confort et la sécurité des utilisateurs, notamment les enfants.

Intégrer Cordyline australis dans un projet global et durable

La force de Cordyline australis réside aussi dans sa capacité à s’intégrer à un projet cohérent : piscine, terrasse bois, jardin peu gourmand en eau. En jouant sur quelques spécimens bien placés, vous créez des points d’ancrage visuels forts, sans multiplier les plantes fragiles ou gourmandes en entretien.

Pour un jardin moderne, l’association avec des graminées (miscanthus, pennisetums), quelques agaves, peut générer un décor très graphique, presque minéral. Dans un jardin de bord de mer, elle accompagne parfaitement pittosporums, leucadendrons ou olearia, tous adaptés aux embruns. Dans un petit jardin urbain, deux ou trois cordylines en grand bac, combinées à un sol en bois ou en pierre claire, suffisent à créer cette ambiance exotique recherchée par de nombreux propriétaires de piscine hors-sol ou semi-enterrée en bois.

La clé consiste à rester lucide face aux discours marketing : une cordyline ne survit pas à tout, partout, sans attention. Les catalogues parlent parfois de « rustique » pour vendre en masse, mais les gels intenses à -10 °C prolongés détruisent la partie aérienne. En anticipant l’hivernage, en choisissant le bon contenant et en maîtrisant l’arrosage, vous transformez cette plante en alliée, plutôt qu’en source de dépenses répétées.

Pourquoi les feuilles de ma Cordyline australis jaunissent-elles soudainement ?

Le jaunissement brutal des feuilles provient le plus souvent d’un excès d’eau ou d’un coup de froid. En pot, vérifiez que le substrat sèche bien entre deux arrosages et que la soucoupe ne reste jamais pleine. En pleine terre, un sol lourd et détrempé en automne ou en hiver asphyxie les racines. Réduisez l’arrosage, allégez le sol ou surélevez la plante, et protégez-la des gelées trop fortes avec un paillage au pied et un voile d’hivernage les premières années.

Puis-je garder ma Cordyline australis toute l’année comme plante d’intérieur ?

Oui, à condition de lui offrir une lumière très abondante, sans soleil brûlant direct derrière une vitre, et un air pas trop sec. Placez-la près d’une fenêtre orientée est ou ouest, éloignée d’au moins 30 cm des radiateurs. Laissez sécher la surface du substrat entre deux arrosages et apportez un engrais liquide une à deux fois par mois du printemps à l’automne. Surveillez cochenilles et araignées rouges, plus fréquentes en intérieur mal ventilé.

Quel type d’engrais utiliser pour une Cordyline australis en pot ?

Un engrais liquide universel équilibré (type 10-10-10 ou proche) convient très bien, appliqué à dose modérée toutes les deux semaines de mars à septembre sur substrat humide. En automne et en hiver, un apport mensuel suffit si la plante reste à température stable. Inutile de multiplier les produits spécifiques : une fertilisation simple mais régulière maintient un feuillage dense et bien coloré. Évitez de verser de l’engrais sur un substrat complètement sec, sous peine de brûler les racines.

À quelle fréquence rempoter une Cordyline australis ?

En général, un rempotage tous les 3 à 4 ans suffit. Surveillez les signes : racines qui sortent des trous de drainage, pot qui se déforme ou plante qui sèche très vite après l’arrosage. Choisissez un contenant 5 à 10 cm plus large, avec des trous de drainage, et un substrat léger et drainant (terreau, sable, perlite). Un bon rempotage redonne de la vigueur à la plante et prépare mieux son système racinaire aux fortes chaleurs estivales.

Comment protéger ma Cordyline australis du froid en région non côtière ?

En pleine terre, réservez cette plante aux régions aux hivers relativement doux. Dans les zones plus froides, cultivez-la en grand pot ou bac. À l’automne, rentrez-la dans une véranda, une serre froide ou un garage lumineux, en veillant à maintenir la température au-dessus de 5 à 7 °C. Réduisez fortement l’arrosage l’hiver et évitez les courants d’air froid. En pleine terre malgré tout, paillez généreusement le pied et protégez le cœur de la plante avec un voile d’hivernage lors des épisodes de gel annoncés.

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