Comment entretenir un cyclamen pour le garder en bonne santé

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Vous venez de craquer pour un cyclamen aux fleurs éclatantes… et vous redoutez déjà de le voir dépérir au bout de quelques semaines ? Vous n’êtes pas seul. Beaucoup de jardiniers amateurs vivent ce scénario : belle floraison au début, puis feuilles qui ramollissent, fleurs qui tombent et tubercule qui finit à la poubelle. Pourtant, avec un entretien du cyclamen vraiment adapté à son cycle naturel, cette plante peut vous accompagner plusieurs années, un peu comme une bonne piscine bien pensée traverse les saisons sans broncher. Fraîcheur, gestion de l’eau, « repos » estival : votre cyclamen réagit exactement à ces paramètres. Vous allez voir qu’en ajustant l’arrosage, la luminosité, la température et quelques gestes techniques, vous transformez une plante soi‑disant « jetable » en compagne durable de vos hivers.

Dans mon ancien métier, je passais mes journées à régler des problèmes d’eau, de matériaux et de climat autour d’un bassin. Les mêmes réflexes s’appliquent ici : comprendre l’origine méditerranéenne du cyclamen change complètement votre façon de l’arroser et de le placer. Cette plante aime le froid relatif, l’humidité maîtrisée et la lumière douce. Elle traverse un vrai repos végétatif en été, que beaucoup prennent pour une maladie. Vous allez apprendre à lire ces signaux, à ajuster l’engrais au bon moment, à réussir votre rempotage et à prévenir les maladies fréquentes comme la pourriture grise. L’objectif : conserver un cyclamen dense, fleuri et sain, que vous soyez en appartement, en maison avec jardin ou sur un balcon urbain.

  • Comprendre le cycle de vie du cyclamen pour ne plus confondre dormance et plante morte.
  • Choisir le bon emplacement en jouant sur luminosité, fraîcheur et humidité de l’air.
  • Maîtriser l’arrosage par le bas pour éviter la pourriture du tubercule et des racines.
  • Adapter l’engrais, le rempotage et la taille des fleurs fanées pour stimuler la floraison.
  • Repérer à temps les maladies courantes et corriger vos erreurs d’entretien.

Comprendre le cycle du cyclamen pour un entretien durable

Un cyclamen en bonne santé ne se comporte pas comme un géranium ou un rosier. Sa force vient d’un tubercule, sorte de réserve souterraine qui rappelle, toutes proportions gardées, un local technique de piscine : discret, mais vital. Tout votre entretien doit viser à protéger ce tubercule. Sans lui, aucune repousse, aucune floraison. À chaque saison, la plante envoie des signaux très lisibles pour qui sait les observer.

Identifier les deux grandes phases de vie du cyclamen

La plupart des cyclamens vendus en jardinerie sont des Cyclamen persicum, souvent appelés « cyclamens des fleuristes ». Leur calendrier naturel surprend. Ils démarrent leur croissance vers la fin de l’été, déploient leur feuillage à l’automne, fleurissent en hiver, puis se retirent au printemps. Entre fin avril et fin août, la plante entre en repos complet : feuilles qui jaunissent, tiges qui se couchent, sol qui reste nu. Beaucoup imaginent alors avoir tout raté et continuent de forcer l’arrosage. Le tubercule finit noyé, exactement comme un liner de piscine souffre d’une eau mal gérée.

Pendant cette dormance, le cyclamen ne fabrique plus de nouvelles feuilles. Il consolide simplement ses réserves internes. Accepter ce temps de pause représente une forme d’assurance‑vie pour la plante. Vous ajustez l’eau, stoppez l’engrais, laissez le pot au frais et au sec. Au premier signe de nouvelles petites feuilles, souvent fin août, le cyclamen vous indique qu’il est prêt à repartir. La clé consiste donc à synchroniser vos gestes de jardinier avec ce rythme en deux temps.

Préserver le tubercule, cœur sensible du cyclamen

Le tubercule concentre de l’eau, des sucres et une future floraison. Il supporte mal les excès d’humidité permanente. Quand vous rempotez, ne l’enterrez jamais entièrement. Laissez toujours un tiers à la moitié du tubercule au‑dessus du substrat. Ce détail limite les contacts prolongés avec un terreau trop détrempé. À l’inverse, un environnement totalement sec pendant la période de croissance provoque des feuilles chétives et peu de fleurs.

Imaginez ce tubercule comme une margelle de bassin en bois : il accepte les éclaboussures, pas le bain continu. Une partie reste au sec pour respirer. Cette vision vous aide à régler l’arrosage, à choisir votre pot et votre terre. Quand un cyclamen dépérit sans raison apparente, je conseille toujours de sortir délicatement le tubercule du pot. Un tubercule sain présente une consistance ferme, sans zones molles ni odeur suspecte. Un tubercule mou ou brun signale une asphyxie liée à un excès d’humidité, souvent associée à un arrosage trop fréquent par le dessus.

Relier le cyclamen aux autres floraisons hivernales

Dans beaucoup de jardins, le cyclamen partage la scène avec des plantes comme l’hellébore ou « rose de Noël ». Si vous souhaitez composer un décor cohérent, vous pouvez vous inspirer des conseils de culture de la rose de Noël en pleine terre ou en pot. Ces plantes aiment elles aussi les ambiances fraîches, lumineuses sans excès et un sol bien drainé.

Cette logique de jardin d’hiver permet d’étaler les floraisons. Un cyclamen en pot sur la terrasse, une bordure d’hellébores près du bassin, quelques bulbes de narcisses, et vous obtenez un tableau vivant quand le reste du jardin sommeille. Le cyclamen devient alors un acteur d’ensemble, pas un simple accessoire acheté sur un coup de tête. Penser votre cyclamen comme une pièce d’un décor hivernal global vous aide à respecter son cycle.

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Choisir la bonne exposition, luminosité et température pour le cyclamen

Un cyclamen réussit davantage par son emplacement que par tout le reste. Vous pouvez arroser parfaitement, utiliser le bon engrais, si la température grimpe au‑delà de 20 °C en continu, la plante décline. Le trio luminosité, température et humidité de l’air représente votre vrai tableau de bord. Un changement de pièce suffit parfois à redresser une situation mal engagée.

Offrir une lumière vive mais jamais brûlante

Le cyclamen apprécie une lumière abondante, comparable à celle d’une véranda lumineuse ou d’une fenêtre orientée à l’est. Les rayons directs, surtout derrière un vitrage en plein après‑midi, grillent rapidement le feuillage. Vous ciblez donc une luminosité diffuse, régulière, sans coups de chaud sur les feuilles. Une fenêtre au nord reste acceptable si la pièce n’est pas trop sombre.

Dans un petit appartement, je vois souvent les cyclamens posés sur un radiateur sous une grande baie vitrée exposée au sud. Ce combo lumière + chaleur réduit la floraison à quelques semaines. Mieux vaut placer le pot sur une table basse à deux mètres de la fenêtre, ou sur un meuble dans une chambre fraîche. Pour ajuster, observez le port des feuilles : elles se dressent bien à plat sous une lumière adaptée, elles s’allongent et se déforment quand l’éclairage manque.

Maintenir une température fraîche, loin des radiateurs

Le cyclamen adore la fraîcheur. Sa plage de confort se situe entre 13 et 18 °C. Au‑delà de 20 °C prolongés, les fleurs se fatiguent, les tiges mollissent, les boutons avortent. L’idéal consiste à réserver au cyclamen une pièce peu chauffée : entrée lumineuse, couloir avec fenêtre, chambre peu occupée ou véranda non chauffée. Certains clients plaçaient même leurs cyclamens dans un garage clair ou une cage d’escalier vitrée, avec de très bons résultats.

Sur un balcon, un cyclamen supporte bien les températures proches de 5 °C tant que le pot ne gèle pas totalement. Vous devez cependant le rentrer dès que le thermomètre frôle 0 °C. Les variétés rustiques de cyclamen de jardin, comme Cyclamen hederifolium, tolèrent mieux le gel, mais le cyclamen des fleuristes se montre plus fragile. Un choc thermique brutal entre une nuit froide et une journée près d’un radiateur explique souvent un jaunissement soudain du feuillage.

Gérer l’humidité de l’air sans mouiller les feuilles

L’air intérieur de nos logements, surtout chauffés, se dessèche rapidement. Or, le cyclamen apprécie une humidité ambiante modérée, loin de l’air trop sec. Le piège consiste à vaporiser ses feuilles, ce qui favorise les maladies cryptogamiques. Préférez une soucoupe large remplie de billes d’argile ou de graviers, avec un fond d’eau sous le pot. L’évaporation crée un microclimat humide juste autour de la plante, sans contact direct avec le feuillage.

Dans une pièce très sèche, un hygromètre simple vous aide à vérifier la situation. Une humidité relative autour de 50 % convient tout à fait. Si vous dépassez 70 % de manière durable, surtout avec des températures fraîches, les champignons s’installent plus facilement. Ce réglage finesse ressemble à la gestion d’hygrométrie dans un local technique bien ventilé : ni trop sec, ni saturé. Vous offrez au cyclamen un air respirable, propice à des fleurs nombreuses et durables.

Maîtriser l’arrosage du cyclamen et le choix du substrat

L’arrosage du cyclamen concentre l’essentiel des erreurs que j’observe chez les particuliers. Arrosage par le dessus, soucoupe pleine d’eau en permanence, terreau compact : le cocktail parfait pour la pourriture. À l’inverse, un manque d’eau prolongé en période de floraison plie les tiges en quelques heures. Votre objectif consiste à fournir une humidité régulière au substrat, jamais au tubercule lui‑même.

Adopter l’arrosage par le bas pour protéger le tubercule

L’arrosage par immersion reste la méthode la plus sûre. Remplissez un récipient d’eau à température ambiante. Placez le pot du cyclamen dedans pendant 15 à 20 minutes. Le substrat absorbe l’eau par capillarité via les trous de drainage. Une fois le terreau bien humidifié, sortez le pot, laissez‑le s’égoutter complètement, puis remettez‑le dans son cache‑pot. Ne laissez jamais de réserve d’eau stagnante sous le pot.

Cette technique évite que l’eau ne stagne autour du col du tubercule. Elle limite aussi les projections sur les feuilles et les fleurs, sources de taches brunes et de botrytis. En période de floraison, vous répétez ce bain dès que la surface du substrat sèche sur un à deux centimètres. Selon la température de la pièce, cela représente un arrosage tous les 3 à 5 jours. Durant la dormance estivale, les bains deviennent rares, voire inexistants tant que le pot reste au frais.

Ajuster la fréquence d’arrosage selon la saison

La fréquence d’arrosage dépend étroitement du cycle de la plante. Un simple tableau aide à s’y retrouver :

Période du cycle Arrosage recommandé Objectif principal
Floraison (automne – hiver) 1 à 2 arrosages par semaine, quand la surface du terreau sèche Soutenir la floraison sans noyer le tubercule
Fin de floraison (printemps) Espacer progressivement les apports d’eau Préparer la plante à sa phase de repos
Dormance (été) Très peu d’eau, voire pas d’arrosage Éviter la pourriture en période de repos complet
Réveil (fin d’été – début automne) Reprendre des arrosages légers et espacés Accompagner la reprise des feuilles sans excès

Le meilleur indicateur reste votre doigt plongé dans le substrat. Si la terre colle et reste fraîche en profondeur, attendez. Si elle paraît sèche sur plusieurs centimètres, organisez un nouveau bain. La régularité compte davantage que la quantité d’eau à chaque séance. Mieux vaut un arrosage correct et espacé qu’un sauvetage brutal tous les quinze jours.

Choisir un substrat drainant et un pot adapté

Le cyclamen aime un mélange léger, aéré, riche sans excès. Un bon compromis consiste à utiliser un terreau pour plantes fleuries de qualité, mélangé à 20 à 30 % de sable grossier ou de petits graviers. Certains ajoutent un peu de perlite pour améliorer encore le drainage. Le but consiste à éviter toute stagnation prolongée de l’eau au fond du pot. Un substrat trop tourbeux, compacté, retient l’humidité et accélère la pourriture du tubercule.

Prenez un pot en terre cuite percé au fond, de diamètre légèrement supérieur au tubercule. Le cyclamen apprécie de se sentir un peu à l’étroit. Un grand contenant retient souvent trop d’humidité. Si vous aimez les cache‑pots décoratifs, vérifiez systématiquement que l’excès d’eau peut s’évacuer après chaque arrosage. Cette rigueur rappelle la mise en place d’un bon réseau de filtration pour un bassin : une circulation fluide empêchera les accumulations néfastes.

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Réussir engrais, rempotage, taille et gestion des maladies du cyclamen

Une fois l’emplacement et l’arrosage maîtrisés, vous pouvez affiner votre entretien avec l’engrais, le rempotage et la taille des fleurs fanées. Ces gestes prolongent nettement la floraison. Ils réduisent aussi les risques de maladies, en maintenant la plante dense mais aérée. Un cyclamen bien nourri, correctement rempoté et nettoyé résiste bien mieux aux attaques fongiques.

Nourrir le cyclamen sans surdoser l’engrais

Le cyclamen se montre assez gourmand durant sa période de croissance. Dès l’apparition de nouvelles feuilles en fin d’été, commencez à ajouter un engrais liquide pour plantes fleuries dans l’eau d’arrosage toutes les deux semaines. Choisissez une formule riche en potasse et en phosphore, avec peu d’azote. Trop d’azote développe un feuillage spectaculaire mais peu de fleurs. Dosez toujours au minimum indiqué par le fabricant, jamais au‑delà.

Arrêtez tout apport d’engrais dès que vous remarquez les premiers jaunissements de printemps. Pendant la dormance, le tubercule n’exploite plus ces nutriments. Ils s’accumulent dans le substrat et brûlent les racines. Cette logique vaut aussi pour d’autres plantes fleuries d’intérieur comme le bégonia. Si le sujet vous intéresse, vous pouvez consulter les recommandations détaillées sur l’entretien et la culture du bégonia en pot, qui partage plusieurs besoins avec le cyclamen en matière de substrat et de fertilisation.

Programmer un rempotage régulier et bien pensé

Un rempotage tous les deux ans suffit en général. Intervenez juste après la dormance, vers la fin août, au moment où le tubercule commence à produire de nouvelles petites feuilles. Sortez délicatement la plante de son pot. Retirez l’excédent de terre usée, mais laissez intact le chevelu racinaire principal. Installez le tubercule dans un nouveau pot à peine plus large, en veillant à laisser sa partie supérieure visible au-dessus du substrat.

Profitez de cette opération pour vérifier l’état du tubercule. Toute zone molle, brunâtre ou malodorante doit être supprimée au couteau propre et tranchant. Saupoudrez éventuellement la plaie avec un peu de charbon de bois pilé pour limiter les infections. Laissez sécher quelques heures puis replantez. Ce contrôle technique rappelle une inspection de margelle avant la saison des baignades : un petit défaut traité à temps évite un gros problème plus tard.

Nettoyer la plante : taille des fleurs fanées et hygiène

La taille sur un cyclamen reste très simple. Supprimez régulièrement les fleurs passées et les feuilles abîmées. Ne coupez pas avec un ciseau. Saisissez plutôt la tige à sa base, près du tubercule, tournez‑la légèrement puis tirez d’un coup sec. La tige se détache proprement, sans morceau laissé pourrir au contact du tubercule. Ce geste déclenche l’apparition de nouveaux boutons floraux.

Une plante bien nettoyée respire mieux. L’air circule entre les feuilles. La lumière atteint le cœur du pot. Les risques de botrytis diminuent nettement. Ce champignon, parfois surnommé pourriture grise, apparaît sous forme de duvet gris sur les fleurs et les tiges trop humides. Retirez immédiatement toute partie suspecte et réduisez l’arrosage. Les produits fongicides du commerce, même autorisés, se gèrent avec prudence en France : ils restent soumis à une réglementation stricte sur les produits phytosanitaires. Un bon entretien préventif vous évite d’en arriver là.

Surveiller les maladies et problèmes courants

Les principales maladies du cyclamen découlent d’une humidité excessive ou stagnante. Outre le botrytis, vous pouvez rencontrer des pourritures du col ou des racines, surtout en cas d’arrosage par le dessus. Quelques ravageurs peuvent aussi apparaître, comme les pucerons ou les acariens. Un examen régulier des feuilles, dessus et dessous, permet de repérer ces intrus à un stade précoce. Agir tôt, souvent avec une simple douche du feuillage ou un retrait manuel, limite les traitements lourds.

Côté symptômes, des feuilles molles mais encore vertes suggèrent un manque d’eau ponctuel. Des feuilles jaunies avec terreau constamment humide orientent vers un excès d’arrosage. Des taches brunes circulaires sur les fleurs indiquent une humidité sur le feuillage en ambiance fraîche. Cette lecture fine des signaux ressemble aux diagnostics d’eau de piscine : pH, chlore, transparence racontent une histoire. Votre cyclamen s’exprime, à vous de l’écouter.

Adapter l’entretien du cyclamen à chaque saison et à votre projet de vie

Le cyclamen accompagne souvent un moment particulier : premiers hivers dans une nouvelle maison, aménagement d’un coin lecture, décoration d’une terrasse boisée. Cette dimension affective mérite des soins au long cours. Vous allez pouvoir adapter votre entretien saison par saison en fonction de votre mode de vie. L’idée consiste à concilier vos habitudes quotidiennes avec les besoins précis de la plante.

Organiser l’hiver autour de la floraison

L’hiver marque la grande saison du cyclamen. Les fleurs se succèdent, les feuilles marbrées structurent la plante. Dans cette phase, vous misez sur une luminosité maximale sans soleil direct, une température fraîche et un arrosage régulier par le bas. Ce trio soutient la floraison. Un apport d’engrais tous les quinze jours maintient la vigueur sans excès.

Certains de mes clients disposaient leurs cyclamens dans un salon donnant sur leur piscine extérieure, créant un contraste intéressant entre l’eau en hivernage et la floraison intérieure. Vous pouvez reproduire cette ambiance près d’une baie vitrée qui s’ouvre sur votre jardin. Le cyclamen devient un lien visuel entre intérieur et extérieur en saison froide. Un éclairage d’appoint discret en fin de journée, type lampe de lecture, suffit à prolonger le plaisir sans stresser la plante.

Accompagner la transition du printemps vers la dormance

Au printemps, les fleurs se raréfient. Les feuilles commencent à jaunir, malgré un entretien correct. Ne cherchez pas à « rattraper » la situation avec plus d’eau ou plus d’engrais. Vous assistez simplement au lancement de la phase de repos. Réduisez progressivement l’arrosage. Supprimez les apports d’engrais. Laissez les feuilles faner complètement avant de les retirer, toujours en tournant la tige à la base.

Quand le feuillage a disparu, placez le pot dans un endroit frais, sec et à l’abri du soleil direct. Un coin de cave ventilée, un garage clair mais non chauffé font l’affaire. Cette mise au repos conditionne la qualité de la floraison suivante. Sans elle, le tubercule s’épuise et finit par ne plus émettre que quelques feuilles maigres l’année suivante.

Gérer l’été sans mettre le cyclamen à la poubelle

L’été cause souvent un malentendu. Beaucoup jettent leur cyclamen en pensant qu’il a rendu l’âme. En réalité, il se repose. Pendant cette période, vous pouvez oublier presque totalement l’arrosage, du moment que le pot reste à l’ombre et à la fraîcheur relative. Un très léger arrosage mensuel suffit parfois à éviter un dessèchement extrême du tubercule, surtout en atmosphère très chaude.

Si vous partez en vacances et que personne ne peut surveiller la plante, prévoyez simplement un endroit stable, loin des variations brutales de chaleur. Le cyclamen ne réclame pas de « baby‑sitter » durant cette phase. Au contraire, une certaine autonomie estivale lui convient très bien. À votre retour, vers la fin de l’été, guettez l’apparition de petites pousses. Ce signe indique qu’il est temps de remettre doucement la plante en lumière et de reprendre des arrosages légers.

Valider l’automne comme nouveau départ

Quand les premières feuilles fraîches se déploient, généralement en septembre, le cyclamen repart pour un nouveau cycle. C’est le moment idéal pour vérifier le pot, le substrat, la place dans la maison. Un rempotage léger, un nettoyage des racines abîmées et une installation dans une pièce claire constituent une excellente remise à niveau. Vous relancez alors progressivement les apports en eau et en engrais.

Pour ceux qui aiment associer les couleurs, l’automne offre l’occasion d’harmoniser le cyclamen avec d’autres floraisons roses, blanches ou rouges. Des ressources sur le choix et l’entretien des fleurs roses au jardin peuvent vous inspirer des combinaisons intéressantes, aussi bien en intérieur qu’en extérieur. Le cyclamen n’est plus un achat isolé, mais une pièce d’un projet végétal global autour de votre maison.

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Avant de vous lancer, sécuriser votre approche du cyclamen

Un cyclamen réussi repose sur des gestes simples, mais précis. Vous disposez maintenant des repères concrets pour ajuster luminosité, température, humidité de l’air, arrosage, engrais, rempotage, taille et prévention des maladies. Le véritable changement vient de la compréhension du cycle, surtout de la dormance estivale. Ce temps de repos transforme un achat éphémère en plante de compagnie, capable de refleurir plusieurs hivers d’affilée.

Posez‑vous une question avant d’acheter ou de sauver un cyclamen : où vais‑je l’installer concrètement ? Une pièce fraîche, lumineuse, avec un accès facile pour l’arrosage par le bas, donne instantanément un avantage à la plante. Un coin surchauffé au-dessus d’un radiateur condamne presque tout le monde, même avec le meilleur engrais. Vous pouvez aussi décider de créer un véritable « coin hiver » dans votre maison, associant cyclamens, roses de Noël, bégonias d’intérieur et quelques plantes vertes robustes. Cette vision de projet de vie autour du végétal structure vos choix et limite les achats impulsifs décevants.

Si vous hésitez encore sur certains gestes, appuyez‑vous sur les retours d’expérience de jardiniers de votre région ou sur des vidéos spécialisées, en restant toujours vigilant face aux promesses trop faciles. Un cyclamen qui « fleurit sans entretien » relève du discours marketing, pas de la réalité. Avec un minimum de rigueur et un peu d’observation, vous obtiendrez un résultat nettement plus fiable, exactement comme pour une piscine bien conçue et bien suivie dans le temps.

Pourquoi mon cyclamen perd-il toutes ses feuilles au printemps ?

La chute progressive des feuilles au printemps correspond généralement à la période de repos naturel du cyclamen, appelée dormance. Ce n’est pas une maladie. Réduisez progressivement l’arrosage, arrêtez l’engrais et placez le pot dans un endroit frais, sec et à l’abri du soleil direct. Conservez simplement le tubercule dans son pot, sans le noyer. À la fin de l’été, de nouvelles petites feuilles réapparaîtront et vous pourrez reprendre un entretien plus classique.

Comment savoir si j’arrose trop ou pas assez mon cyclamen ?

Un cyclamen qui manque ponctuellement d’eau présente des feuilles et des tiges un peu molles, mais le terreau est sec en profondeur. Après un bon arrosage par le bas, la plante se redresse en quelques heures. À l’inverse, un arrosage excessif se traduit par un substrat constamment humide, un jaunissement des feuilles et parfois une odeur de moisi. Dans ce cas, réduisez fortement la fréquence, videz systématiquement la soucoupe et vérifiez l’état du tubercule en le sortant délicatement du pot : s’il est mou ou brun, il a commencé à pourrir.

Dois-je vaporiser de l’eau sur les feuilles de mon cyclamen ?

Mieux vaut éviter de vaporiser directement le feuillage et les fleurs du cyclamen. L’humidité déposée sur les parties aériennes, surtout en ambiance fraîche, favorise le développement de maladies comme la pourriture grise (botrytis). Pour augmenter l’humidité de l’air sans mouiller la plante, installez le pot sur une soucoupe remplie de billes d’argile ou de graviers maintenus humides. L’évaporation créera un microclimat plus doux, sans contact direct avec les feuilles.

Quel type d’engrais utiliser pour stimuler la floraison du cyclamen ?

Un engrais liquide pour plantes fleuries, riche en potasse et en phosphore, convient très bien au cyclamen. Choisissez une formule peu chargée en azote, afin de ne pas favoriser exagérément le feuillage au détriment des fleurs. Appliquez-le à demi‑dose dans l’eau d’arrosage tous les 15 jours environ, uniquement pendant la période de croissance et de floraison, de la fin de l’été jusqu’au début du printemps. Suspendez tous les apports dès que la plante commence à entrer en dormance.

Quand et comment rempoter un cyclamen pour le garder en bonne santé ?

Le rempotage s’effectue idéalement tous les deux ans, à la fin de la dormance, quand de nouvelles petites feuilles réapparaissent à la surface du tubercule. Choisissez un pot en terre cuite légèrement plus grand que le précédent et un substrat léger, bien drainant, enrichi éventuellement de sable ou de perlite. Positionnez le tubercule en laissant un tiers à la moitié au-dessus de la surface du terreau pour limiter les risques de pourriture. Arrosez modérément après le rempotage et augmentez progressivement les apports d’eau à mesure que la plante reprend sa croissance.

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