Tout savoir sur la kniphofia : culture, entretien et variétés

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Vous cherchez une plante vivace colorée, fiable et facile d’entretien pour donner du relief à vos massifs sans y passer vos week-ends ? Le kniphofia, ou tison de Satan, répond précisément à cette quête. Ses épis bicolores dressés comme des torches transforment un coin banal du jardin en véritable scène estivale, tout en attirant abeilles et autres pollinisateurs. Vous hésitez encore, par crainte d’un arrosage compliqué ou d’un sol inadapté ? Rassurez-vous, cette vivace sud-africaine accepte les terres pauvres et supporte bien la sécheresse, à condition de respecter quelques règles simples.

Mon regard de technicien habitué à penser « implantation de piscine » voit immédiatement l’intérêt du kniphofia : cette fleur structurante marque les perspectives, encadre une terrasse bois, borde un bassin sans réclamer l’attention d’une roseraie. Une fois bien installé, le tison de Satan revient chaque année, avec une floraison longue, de juin à septembre pour la plupart des variétés. Vous allez découvrir comment choisir l’emplacement, préparer le terrain, organiser la culture et l’entretien, puis sélectionner les bons cultivars pour votre style de jardinage, qu’il s’agisse d’un petit jardin urbain ou d’un grand terrain de campagne autour d’une piscine naturelle.

En bref

  • Plante vivace robuste originaire d’Afrique australe, le kniphofia offre de grandes hampes florales bicolores qui structurent les massifs en plein soleil.
  • Culture facile en sol bien drainé : il supporte les sols pauvres, caillouteux ou sablonneux, mais redoute l’eau stagnante en hiver.
  • Floraison longue de juin à septembre (voire octobre pour certains hybrides), utile pour nourrir abeilles et papillons quand d’autres fleurs fatiguent.
  • Entretien limité : suppression des hampes fanées, paillage d’été et protection légère l’hiver dans les régions froides suffisent.
  • Variétés pour tous les jardins : grands tisons de 1,20 m pour l’arrière de massif, séries naines pour bordures et petits espaces.

Comprendre le kniphofia avant de le planter dans votre jardin

Beaucoup de jardiniers découvrent le kniphofia au détour d’un parc public ou d’un grand jardin privé, fascinés par ces « torches » rouges, jaunes ou orangées dressées au-dessus d’un feuillage rubané. Pourtant, cette plante reste sous-utilisée dans les jardins familiaux, souvent par méconnaissance de ses véritables besoins. Vous gagnez à bien la comprendre avant de sortir la bêche.

Le kniphofia appartient à la famille des Asphodélacées, cousine lointaine des aloès. Son surnom français de « faux-aloès » vient de ce feuillage étroit et rubané, parfois persistant, qui évoque les plantes de garrigue. Les variétés les plus répandues, comme Kniphofia uvaria, forment une touffe de 50 à 60 cm de large, surmontée de hampes florales pouvant dépasser 1,20 m. Pour un jardin de taille moyenne, trois à cinq sujets suffisent déjà à créer un repère visuel fort.

Chaque hampe porte un épi cylindrique composé de dizaines de fleurs tubulaires serrées, qui s’ouvrent du bas vers le haut. Le haut de l’épi garde souvent une couleur plus chaude, presque rouge, tandis que la base vire au jaune ou au crème : de là vient l’effet de tison incandescant. Cette floraison en dégradé attire en continu les insectes pollinisateurs, précieux alliés pour votre potager comme pour votre verger.

Côté durée, un pied bien implanté peut vivre aisément dix ans ou plus, à condition de bénéficier d’un sol drainant et de ne pas rester noyé tout l’hiver. La plante tisse progressivement une souche charnue, presque bulbeuse, qui stocke les réserves. Ce mode de croissance explique sa bonne résistance à la sécheresse estivale : les racines plongent et trouvent l’humidité en profondeur, surtout si vous avez pris soin d’ameublir la terre avant la plantation.

Un point rassurant pour les jardiniers des régions tempérées : la plupart des kniphofias se montrent rustiques jusqu’à -10 / -12 °C, parfois un peu plus bas en sol sec. Les froids humides restent nettement plus dangereux que les gelées franches. Dans le Sud-Ouest où j’ai souvent travaillé sur des chantiers de piscine, les touffes résistent très bien, même près des margelles, à condition de ne pas recevoir les ruissellements chlorés du bassin.

Bon à savoir : l’eau de piscine traitée au chlore ou au sel ne constitue pas une eau d’arrosage acceptable pour le tison de Satan comme pour le reste du jardin. Le sel s’accumule dans le sol, déséquilibre la structure et peut brûler les racines. Prévoyez un réseau d’évacuation du trop-plein de bassin qui n’aboutit pas au pied de vos plantations, surtout des vivaces comme le kniphofia.

Comprendre cette biologie simple vous aide ensuite à choisir le bon emplacement : un coin ensoleillé, à sol léger, plutôt sec en hiver et frais en été. Cette base claire évite la principale erreur des débutants : « enterrer » leur kniphofia dans une cuvette argileuse où l’eau peine à s’évacuer. La réussite commence toujours par la gestion du sol.

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Réussir la culture du kniphofia : exposition, sol et plantation

Le tison de Satan exprime tout son potentiel uniquement dans les conditions qui lui conviennent. Vous gagnez donc à raisonner sa culture comme vous le feriez pour une piscine : bon emplacement, bon « terrain », bon dimensionnement. Une fois ces trois paramètres calés, l’entretien devient presque secondaire.

Choisir la bonne exposition pour une floraison généreuse

Le kniphofia réclame le plein soleil, avec au moins six heures de lumière directe par jour. Une ombre légère le matin ou en fin d’après-midi ne pose pas de problème, mais une situation mi-ombragée réduit nettement la floraison. Dans un jardin avec piscine, installez-le plutôt au fond du terrain, au-delà des zones de jeux, afin que ses hampes ne masquent pas les vues tout en structurant la perspective.

Les jardins urbains entourés de murs profitent souvent d’un microclimat plus chaud. Un massif de tisons de Satan adossé à un mur orienté sud ou sud-ouest bénéficie de la réverbération et de la restitution nocturne de chaleur, ce qui allonge la période de floraison. Attention simplement à ne pas les coller aux fondations : laissez 50 à 70 cm entre le mur et les touffes pour que le sol reste meuble et respirant.

Préparer un sol drainé, même en terre lourde

Le kniphofia tolère volontiers les sols pauvres, caillouteux ou légèrement calcaires. Son vrai point faible se situe dans l’excès d’eau hivernal. Une terre argileuse compactée conduit à l’asphyxie des racines, puis à la pourriture de la souche. Cette erreur revient souvent chez les jardiniers pressés qui plantent « au trou » sans corriger la structure du sol.

Pour sécuriser la culture, vous pouvez :

  • Surélever légèrement la zone de plantation en créant une petite butte (10 à 15 cm) avec une terre allégée de sable grossier et de gravier fin.
  • Incorporer du compost mûr et du gravier dans les 30 premiers centimètres pour créer un mélange à la fois fertile et filtrant.
  • Écarter toute installation dans une cuvette où l’eau s’accumule naturellement en hiver ou après l’arrosage de la pelouse.

Un bon repère : quand vous arrosez, l’eau doit disparaître en moins de deux minutes. Au-delà, le sol manque de porosité. Cette préparation représente un investissement de départ, mais elle conditionne la longévité de la plante.

Planter au bon moment et à la bonne distance

La période idéale pour la plantation se situe au printemps, entre avril et mai, une fois les fortes gelées passées. L’automne convient aussi dans les régions douces, à condition que la souche ait le temps de s’installer avant l’hiver. Installez des plants en godets ou en conteneurs, plus sûrs que les souches desséchées vendues hors saison.

Respectez une distance de 50 à 70 cm entre chaque kniphofia pour les variétés classiques, et 35 à 40 cm pour les formes naines. Cette place disponible permet au feuillage de s’étaler sans concurrence excessive avec ses voisines. Plantez légèrement au-dessus du niveau du sol, jamais trop profond, afin que la base de la touffe reste au sec.

Bon à savoir : le premier été, même une plante réputée résistante à la sécheresse réclame un suivi régulier. Un paillage minéral (pouzzolane, graviers clairs) ou organique (copeaux de bois non traités, paille de lin) limite nettement l’évaporation et garde le sol frais, tout en valorisant l’aspect graphique des hampes florales.

Avec ce trio gagnant — soleil, sol drainé, plantation réfléchie —, votre kniphofia se comporte comme un pilier du massif plutôt que comme un caprice horticole.

Organiser l’entretien du kniphofia : arrosage, taille et hivernage

Une fois la culture lancée, l’entretien du kniphofia reste très raisonnable. Le but consiste à soutenir la floraison sans épuiser la plante, tout en la protégeant des excès d’eau et des froids trop humides. Un planning simple suffit pour garder des touffes vigoureuses année après année.

Gérer l’arrosage : installer la plante, puis la rendre autonome

Le premier réflexe du jardinier consiste souvent à trop arroser. Or le tison de Satan apprécie avant tout la régularité, pas les douches extrêmes. Le premier été suivant la plantation, prévoyez un arrosage copieux tous les 7 à 10 jours en absence de pluie, soit environ 10 à 15 litres par pied adulte. L’objectif : humidifier en profondeur et inciter les racines à descendre, plutôt que de mouiller superficiellement chaque soir.

Une fois la touffe bien implantée, l’arrosage devient presque anecdotique en sol correct. Réservez-le aux périodes de canicule prolongée, ou aux sols très filtrants. Les signes de soif restent clairs : feuilles qui s’affaissent et hampes qui perdent leur tenue. Dans un jardin équipé de piscine, évitez absolument l’idée de « récupérer l’eau du bassin » pour ces appoints, même après un contre-lavage de filtre. Les résidus de produits de traitement finissent toujours par perturber la vie du sol.

Tailler pour prolonger la floraison et garder un massif net

La taille du kniphofia se résume surtout à l’élimination des hampes défleuries. Dès que la partie supérieure de l’épi brunit, coupez-la à la base, au sécateur bien affûté. Ce geste déclenche souvent l’émission de nouvelles hampes plus tard en saison, surtout chez les variétés modernes. Vous obtenez une floraison étalée de juin à septembre, voire octobre selon le climat.

Le feuillage, lui, reste en place tout l’été. À l’automne, laissez-le encore protéger la souche du froid. La vraie toilette intervient au début du printemps : supprimez les feuilles grillées, jaunies ou couchées, en prenant soin de ne pas couper les jeunes pointes centrales. Ce nettoyage redonne de l’allure à la touffe et limite les refuges pour les limaces.

Protéger la souche pendant l’hiver

Dans les régions au climat doux et sec, aucun soin particulier ne s’impose. La plante supporte sans difficulté des pointes à -8 / -10 °C. Les soucis commencent lorsque le froid se combine à un sol chargé d’eau. Pour sécuriser vos touffes, regroupez les feuilles en « couette » et nouez-les à mi-hauteur avec une ficelle de jute.

Installez autour de la base un épais paillage de feuilles mortes ou de paille broyée ; ce manteau isole la souche et empêche la pluie de pénétrer trop profondément. En cas de période très froide annoncée, ajoutez un voile d’hivernage par-dessus, maintenu par quelques pierres. Ce dispositif se retire dès que les risques de fortes gelées diminuent. Vous gardez ainsi un équilibre entre protection et aération du sol, indispensable à la vivacité des racines.

Attention : certains jardiniers, pleins de bonnes intentions, arrosent encore leurs kniphofias à l’automne, « pour les aider à passer l’hiver ». Mauvais réflexe. Cette humidité tardive surcharge la terre et fragilise précisément la souche à la mauvaise saison. Mieux vaut assurer un arrosage soigné jusqu’à fin août puis laisser la plante entrer progressivement en repos.

Un entretien réfléchi vous libère du travail lourd et transforme le tison de Satan en allié durable, idéal pour border une terrasse bois ou souligner le pourtour d’un bassin ornemental.

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Découvrir les grandes variétés de kniphofia pour chaque style de jardin

L’immense atout du kniphofia tient à la richesse de ses variétés. Selon que vous souhaitez une haute fleur spectaculaire pour un grand jardin ou une forme compacte près d’une terrasse, le choix ne sera pas le même. L’erreur fréquente consiste à acheter au hasard « parce que c’est joli en photo », sans vérifier la hauteur adulte ni la période de floraison.

Les grands classiques pour les massifs profonds

Le plus connu reste Kniphofia uvaria, probablement l’un des plus spectaculaires. Ses hampes dépassent 1,20 m, parfois davantage pour certains cultivars comme ‘Grandiflora’. La floraison bicolore jaune-orangé surgit en plein cœur de l’été, parfaite pour donner du relief à l’arrière des massifs. Ce type de variété s’utilise particulièrement bien en toile de fond d’un jardin avec piscine, derrière le solarium, afin de créer une « ligne d’horizon végétale » sans occulter la vue.

D’autres hybrides de taille comparable offrent des nuances variées. Certains penchent davantage vers le rouge, d’autres vers le jaune pâle. L’idée consiste à tester au moins deux couleurs différentes dans un même massif afin de créer un rythme visuel et éviter l’effet monotone. Trois à cinq pieds par groupe donnent un impact immédiat.

Les formes plus originales pour les jardins de collection

Les jardiniers curieux s’orientent souvent vers des cultivars comme ‘Ice Queen’, aux fleurs vertes virant au blanc en vieillissant. Le contraste entre le haut encore vert et la base crème offre un rendu étonnamment sophistiqué, surtout près d’une terrasse ou d’un escalier en pierre. Dans un jardin contemporain, ce type de variété conversation s’accorde bien avec une plage de piscine claire et des parements en bois ou en métal.

La variété ‘Pucelle d’Orléans’ se distingue par ses inflorescences jaunes, plus courtes, portées par une touffe dense de feuilles. Son port plus trapu la rend intéressante en seconde ligne, devant de grands arbustes ou en bord de haie, où elle amène une touche lumineuse sans dominer tout le reste.

Les séries naines pour petits jardins et bordures

Les kniphofias de la série « Popsicle » ont totalement renouvelé l’usage de cette plante au jardin. Avec un gabarit de 50 à 60 cm de hauteur, ces variétés compactes s’insèrent facilement dans un massif de vivaces, en bordure de terrasse ou le long d’une allée. ‘Red Hot Popsicle’ se fait remarquer par ses cônes de fleurs rouge-orangé très vifs, tandis que ‘Little Maid’ offre des fleurs vert pâle devenant jaune doux.

Autre variété intéressante, ‘Creamsicle’ forme une touffe d’environ 50 cm de haut avec de fines feuilles vert clair, régulièrement arquées. Ses « torches » s’embrasent de juin à octobre en dégradé d’orange tirant vers le rouge. Ce type de kniphofia nain convient particulièrement aux jardins rapprochés, où le regard se porte à faible distance, comme autour d’un spa de jardin ou d’une petite piscine bois semi-enterrée.

Variété de kniphofia Hauteur approximative Couleur de la fleur Période de floraison Utilisation conseillée
Kniphofia uvaria 1,00 à 1,40 m Jaune et orange Juillet à septembre Arrière de massif, grand jardin
‘Ice Queen’ 0,90 à 1,20 m Vert puis blanc Juin à août Massif graphique, jardin contemporain
‘Pucelle d’Orléans’ 0,80 à 1,00 m Jaune uni Juin à juillet Seconde ligne de massif
Série ‘Popsicle’ 0,50 à 0,60 m Rouge, orange, jaune selon le cultivar Juin à septembre Bordures, petits jardins, bac profond
‘Creamsicle’ 0,50 m Orange tirant sur le rouge Juin à octobre Massif près de terrasse, potée XXL

En choisissant vos variétés sur ces critères concrets — hauteur, couleur, durée de floraison —, vous composez un jardin lisible, agréable à vivre au quotidien. Le kniphofia cesse alors d’être une curiosité pour devenir une vraie colonne vertébrale de vos plantations ensoleillées.

Composer un jardin harmonieux avec le kniphofia

La réussite d’un jardin ne repose pas seulement sur le choix des plantes, mais sur leur dialogue. Le kniphofia, avec son port vertical et sa floraison flamboyante, mérite un entourage à la hauteur. L’objectif consiste à créer un équilibre entre formes, couleurs et périodes de floraison, tout en respectant les besoins en sol et en eau de chaque espèce.

Bien associer les formes et les hauteurs

Les hampes rigides du tison de Satan se marient particulièrement bien avec des vivaces aux formes plus souples. Pensez aux gaura de Lindheimer, aux népétas ou aux agastaches, dont les inflorescences légères adoucissent le côté très vertical du kniphofia. Cette complémentarité évite l’effet « piquets » alignés et crée un mouvement dans le massif.

Vous pouvez installer derrière les tisons quelques grandes vivaces structurantes comme les phlomis, les euphorbes characias ou les rudbeckias géants. Leur feuillage plus massif compose un arrière-plan stable. Devant, des anthémis, centaurées ou petites hélénies occupent le premier plan. Ce principe de trois plans — arrière, milieu, devant — rappelle d’ailleurs la manière dont on conçoit l’environnement d’une piscine : ligne de fond, zone intermédiaire, premier plan près des margelles.

Jouer avec les couleurs sans tomber dans le criard

Les teintes chaudes des kniphofias demandent un peu de retenue pour éviter la surenchère. Une bonne stratégie consiste à associer vos tisons de Satan avec des feuillages gris (armoise, santoline), pourpres (certains physocarpus) ou vert sombre (ifs modelés, lauriers-taillés). Ces supports calment la scène et permettent aux fleurs orangées de ressortir sans tout écraser.

Les roses trémières, souvent présentes près des maisons anciennes, accompagnent bien la palette du kniphofia. Leur silhouette plus déliée et leurs corolles larges contrastent avec les épis serrés des tisons. Vous obtenez un décor qui semble spontané, presque « de campagne », tout en restant soigneusement réfléchi.

Intégrer le kniphofia autour d’une piscine ou d’un bassin

Autour d’une piscine, le kniphofia joue un rôle intéressant : structurer la vue sans générer trop de débris dans l’eau. Ses feuilles, même si elles sèchent parfois après un coup de froid, restent en touffes cohérentes. Les hampes défleuries tombent rarement dans le bassin, surtout si vous les taillez régulièrement. Vous évitez donc les skimmers saturés de pétales, problème récurrent avec certaines plantes à floraison généreuse.

Installez néanmoins une distance raisonnable entre la margelle et les touffes (au moins 1,50 m), afin d’échapper aux projections d’eau chlorée et de respecter la circulation autour du bassin. Rappel : la loi française impose depuis 2003 un dispositif de sécurité (barrière, couverture conforme à la norme NF P90-308, abri ou alarme). Ne laissez pas vos plantations entraver l’accès aux équipements de sécurité ni aux organes de filtration logés dans le local technique.

Dans un jardin où vous envisagez une piscine bois ou un bassin paysager, le kniphofia s’accorde merveilleusement avec des matériaux naturels : platelages en bois imputrescible, rocailles, murets en pierre sèche. Ce dialogue entre minéral, végétal et eau donne une cohérence globale à l’extérieur, loin du greenwashing parfois entretenu par certaines plaquettes commerciales montrant des végétaux peu adaptés au bord des bassins.

Employé avec discernement, le tison de Satan devient autant un outil de structure qu’une source de couleurs, au même titre qu’un bel alignement de graminées ou qu’un massif d’agapanthes bien placé.

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Avant de vous lancer : erreurs à éviter et questions fréquentes sur le kniphofia

Un projet de plantation, même modeste, mérite la même vigilance qu’un projet de piscine : anticiper les erreurs classiques évite beaucoup de déceptions. Le kniphofia ne fait pas exception. Certains problèmes reviennent régulièrement, souvent pour les mêmes raisons de départ.

Erreurs fréquentes lors de la culture du kniphofia

Première erreur : planter dans un sol lourd sans amélioration préalable. Le jardinier se dit que la plante « s’habituera », puis découvre au printemps une souche brune et molle. La seule vraie solution consiste à préparer un sol drainant, quitte à se limiter à quelques touffes bien installées plutôt qu’à une grande bordure condamnée à dépérir.

Deuxième erreur : enterrer la base de la touffe lors du paillage. Un paillis organique trop épais et plaqué contre le cœur de la plante favorise la pourriture, surtout en climat humide. Gardez toujours un petit cercle dégagé autour du collet, quitte à recharger le paillage plus loin sur la périphérie.

Troisième erreur : croire que la plante « supporte tout » sous prétexte qu’elle vient d’Afrique du Sud. Le kniphofia tolère la sécheresse une fois installé, mais il ne s’agit pas d’un cactus. Un jeune plant oublié dans un sol pauvre, sans arrosage la première année, décline rapidement. L’autonomie se construit, elle ne s’improvise pas.

Bon à savoir avant d’acheter vos plants

Les prix constatés en jardinerie ou en pépinière spécialisée varient généralement entre 8 et 18 € le pot de 2 à 3 litres, selon la rareté de la variété et le sérieux du producteur. Méfiez-vous des promotions trop belles pour être vraies sur des souches déshydratées ou des godets minuscules. Un kniphofia bien élevé en conteneur, aux racines blanches et denses, part avec plusieurs longueurs d’avance.

Préférez des plants issus de producteurs locaux ou de pépinières reconnues plutôt que des lots anonymes importés. Outre l’impact écologique, vous gagnez en adaptation au climat régional et en fiabilité variétale. Rien de plus frustrant que de découvrir, deux ans après, qu’un soi-disant nain dépasse joyeusement le mètre de hauteur.

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, des ressources institutionnelles comme le site du jardin-école du Breuil ou des fiches de culture éditées par des organismes horticoles restent de bonnes bases techniques, complétées par l’expérience de jardiniers passionnés.

Le kniphofia convient-il aux petits jardins ?

Oui, à condition de choisir les bonnes variétés. Les séries naines comme les kniphofia ‘Popsicle’ ou ‘Creamsicle’, hautes de 50 à 60 cm environ, s’intègrent très bien en bordure ou dans un petit massif près d’une terrasse. Évitez les grands types comme Kniphofia uvaria en tout premier plan, qui risqueraient d’écraser visuellement l’espace. Trois à cinq sujets bien placés suffisent largement pour structurer un petit jardin.

Peut-on cultiver le kniphofia en pot ou en bac ?

La culture en pot reste possible si vous utilisez un contenant profond (au moins 40 à 50 cm) rempli d’un mélange très drainant : terre de jardin légère, sable grossier et gravier, complétés par un peu de compost mûr. L’arrosage devra être plus régulier qu’en pleine terre, car le substrat sèche vite. Évitez les soucoupes remplies d’eau qui asphyxient les racines. Sur une terrasse près d’une piscine, choisissez un coin bien ensoleillé et surveillez l’apport d’eau non traitée.

Quelle différence entre kniphofia et agapanthe pour structurer un massif ?

Les deux plantes offrent des hampes florales spectaculaires, mais avec des caractères distincts. Le kniphofia produit des épis cylindriques bicolores dans les tons chauds, sur un feuillage rubané souvent plus raide et parfois persistant. L’agapanthe développe des ombelles de fleurs bleues ou blanches, plus rondes et aériennes. En pratique, le kniphofia supporte mieux la sécheresse estivale en sol drainant, tandis que l’agapanthe apprécie davantage les sols un peu plus frais. Les associer dans un même massif crée un contraste intéressant entre formes et couleurs.

Comment multiplier un pied de kniphofia déjà en place ?

La méthode la plus simple consiste à diviser la touffe entre l’automne et le début du printemps, hors période de gel. Avec une fourche-bêche, dégagez le pourtour, puis prélevez un éclat périphérique portant plusieurs yeux et des racines bien formées. Replantez immédiatement dans un sol préparé et drainant, à la même profondeur que la plante mère. Un arrosage copieux à la plantation aide à restituer les contacts terre–racine. Cette division tous les 5 à 7 ans environ rajeunit la souche et stimule la floraison.

Le kniphofia attire-t-il beaucoup d’insectes près de la maison ou de la piscine ?

Les fleurs de kniphofia sont mellifères et attirent surtout abeilles, bourdons et papillons, particulièrement appréciés pour la biodiversité du jardin. Les guêpes s’y intéressent moins que sur certaines autres fleurs très sucrées ou sur les fruits mûrs. Pour un espace de baignade, installez les touffes à quelques mètres des zones de repos : vous profitez du spectacle des butineurs sans créer de gêne autour des transats ni risquer de piqûres près de la margelle.

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