Tout savoir sur le potimarron : culture, recettes et bienfaits

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Vous regardez un potimarron sur l’étal du maraîcher ou au fond du potager, sans trop savoir comment l’apprivoiser en cuisine ou au jardin. Vous craignez de rater la culture, de gâcher la récolte ou de perdre les bienfaits de ce légume d’automne à la cuisson. Vous avez raison de vous méfier : beaucoup de jardiniers amateurs récoltent des fruits aqueux, fades, parfois mal conservés, simplement parce qu’ils ont semé au mauvais endroit ou mal nourri la plante. Même constat côté assiette : un potimarron trop cuit, noyé de crème ou de sucre, perd une bonne part de ses vitamines et de ses antioxydants. L’objectif ici : vous donner des repères concrets, testés sur le terrain, pour réussir à la fois la culture, la conservation et la cuisine de ce cucurbitacé pas tout à fait comme les autres.

Je m’appuierai sur ce que j’ai vu chez des clients passionnés de jardinage autour de leurs piscines et terrasses : beaucoup rêvent d’un coin potager esthétique, productif, facile à vivre. Le potimarron y trouve naturellement sa place, parce qu’il couvre le sol, limite les mauvaises herbes, et crée un décor chaleureux autour du bassin. Vous verrez comment choisir un bon emplacement, gérer l’arrosage sans dégrader la structure du sol ni exploser la facture d’eau, et surtout comment préserver la qualité nutritionnelle de ce légume d’automne dans vos recettes du quotidien. L’idée : que chaque fruit récolté se traduise par un moment de cuisine généreux, sans prise de tête, du velouté du soir à la tarte salée du week-end.

En bref :

  • Le potimarron apprécie un sol riche et bien drainé, avec une exposition ensoleillée et un bon paillage pour limiter l’arrosage.
  • Un semis au chaud en avril puis une mise en place après les dernières gelées garantissent des plants solides et productifs.
  • La culture demande de l’espace : prévoyez au moins 1,5 m à 2 m entre chaque pied pour laisser courir les tiges.
  • En cuisine, la peau se consomme après un bon brossage, ce qui simplifie la préparation et concentre les nutriments.
  • Les bienfaits nutritionnels reposent sur une forte teneur en bêta-carotène, fibres et minéraux, intéressants pour la vision, l’immunité et la satiété.

Comprendre le potimarron comme légume d’automne polyvalent

Le potimarron intrigue par sa forme de petite citrouille, sa peau souvent rouge orangé et son goût de châtaigne. Beaucoup le rangent trop vite dans la catégorie « soupe d’hiver » alors qu’il peut accompagner une grande partie de votre cuisine, du gratin à la poêlée, voire en dessert. Vous gagnez à mieux connaître ce légume d’automne pour l’intégrer à votre organisation de repas, surtout si vous cultivez déjà un jardin derrière la maison.

La plante appartient à la famille des cucurbitacées, comme la courgette et le potiron, mais elle se distingue par une chair plus dense, moins aqueuse. Un seul fruit de taille moyenne pèse souvent entre 1,2 kg et 2 kg, ce qui couvre facilement plusieurs repas pour un foyer de quatre personnes. En planifiant vos menus, vous pouvez prévoir une soupe, une garniture rôtie et quelques tartines ou purées pour accompagner des œufs ou un poisson.

La saveur légèrement sucrée du potimarron facilite les accords avec des épices douces comme la muscade, le cumin ou le curry. Vous obtenez vite des plats réconfortants sans multiplier les ingrédients coûteux. Les familles que j’ai accompagnées sur leurs projets de piscine me disaient souvent qu’un bon potimarron rôtit au four coûte bien moins cher qu’un plat préparé et nourrit tout le monde autour de la table extérieure les soirs d’automne.

Sur le plan pratique, ce légume d’automne offre aussi un atout majeur : une excellente conservation, à condition de le récolter à maturité et de le stocker au sec, à une température stable entre 10 °C et 15 °C. Dans ces conditions, un bon fruit peut tenir trois à cinq mois sans perdre trop de qualité. Un jardinier organisé peut donc couvrir une partie de ses besoins en légumes d’hiver avec une dizaine de pieds seulement.

Bon à savoir : un potimarron dont la peau se raye facilement avec l’ongle manque souvent de maturité. La tige doit présenter une texture liégeuse, presque boisée, signe que les réserves se sont bien constituées dans le fruit. Un jardinier pressé récolte parfois trop tôt, ce qui donne en cuisine une chair plus fade et moins riche en vitamines.

La polyvalence de ce légume d’automne prend tout son sens lorsque vous le mettez en lien avec l’organisation globale de votre extérieur. Certains clients ont choisi de faire courir les tiges de potimarron en bordure de leur piscine en bois, sur une bande de terre bien paillée. Ils profitent alors d’un écran végétal saisonnier, esthétique, tout en sécurisant le sol contre l’érosion lors des gros orages estivaux.

Intégrer le potimarron dans une vision globale de votre jardin vous permet d’anticiper à la fois l’ombre portée, la circulation, et la place des autres cultures. Vous évitez un piège classique : installer ce légume coureur dans un coin déjà encombré de vivaces ou trop proche de la terrasse où circulent les enfants. Une fois lancée, la plante ne respecte pas la frontière symbolique que vous aviez imaginée.

Dernier point rarement abordé : le potimarron se prête bien aux échanges de graines ou de plants entre voisins. Vous créez un petit réseau local de jardiniers, ce qui augmente la diversité variétale et renforce le lien social autour de vos extérieurs. Une voisine m’a un jour apporté une variété ancienne, à peau vert olive, qu’elle tenait de sa grand-mère bretonne : en cuisine, la chair se révélait plus farineuse, parfaite pour les gnocchis ou les purées épaisses.

Comprendre ce légume d’automne comme une ressource longue durée, à la fois décorative, nourrissante et conviviale, prépare le terrain pour la question suivante : comment réussir sa culture sans y passer tous vos week-ends ?

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Réussir la culture du potimarron au jardin sans gaspiller l’eau

La culture du potimarron décourage parfois les débutants à cause des grandes feuilles et des tiges envahissantes. Beaucoup sous-estiment aussi les besoins du sol en amont, puis compensent avec un arrosage excessif. Vous pouvez éviter ces écueils avec quelques règles simples, inspirées de ce que je vois sur les terrains bien gérés autour des piscines et jardins familiaux.

Préparer le sol pour une plante gourmande

Le potimarron apprécie un sol profond, riche en matière organique, mais pas détrempé. Une terre lourde, argileuse, peut convenir si vous l’allégez avec du compost mûr et un peu de sable grossier. Un sol trop compact freine l’enracinement et la plante peine à alimenter plusieurs fruits correctement. Vous risquez alors des potimarrons petits et mal formés.

La préparation idéale consiste à incorporer 3 à 5 kg de compost par mètre carré à l’automne ou en tout début de printemps. Certains jardiniers installent même un « tas de compost cultivé » : ils déposent déchets verts et bruns sur une zone délimitée, laissent travailler les micro-organismes, puis plantent les potimarrons directement dessus en mai. Résultat : une culture très vigoureuse, avec peu d’arrosages supplémentaires.

Attention aux apports d’engrais azotés trop puissants, notamment les produits de synthèse vendus en jardinerie. Une dose excessive donne beaucoup de feuilles, peu de fruits, et rend la plante plus sensible aux maladies. Vous misez plutôt sur un amendement équilibré, issu de fumier bien décomposé ou de compost domestique tamisé.

Gérer le semis et la mise en place

Le calendrier joue un rôle déterminant dans la culture du potimarron. Un semis en godet, à l’intérieur ou sous abri non chauffé, se réalise généralement en avril. Vous remplissez de petits pots avec un mélange léger, puis vous installez une graine par contenant, pointe vers le bas, à 2 cm de profondeur. La température doit rester autour de 18 °C pour assurer une levée régulière.

La mise en pleine terre intervient après les dernières gelées, souvent entre mi-mai et début juin selon les régions. La plante redoute le froid autant qu’une PAC de piscine mal dimensionnée déteste les chocs thermiques. Un coup de gel peut anéantir vos jeunes pousses en une nuit. Certains jardiniers impatients commettent cette erreur deux années de suite avant de respecter le calendrier local.

Vous prévoyez au minimum 1,5 m à 2 m entre les pieds pour laisser courir les tiges. Un manque de place entraîne des croisements de feuillage, une mauvaise circulation de l’air et davantage de risques de mildiou. En bord de jardin, une petite clôture en bois ou un treillis décoratif aide parfois à orienter la végétation loin du bassin ou de la terrasse.

Arroser intelligemment pour des fruits savoureux

Le potimarron supporte mal les excès d’eau, surtout si le sol draine mal. Des arrosages fréquents et superficiels encouragent les racines à rester en surface, ce qui rend la plante vulnérable en période sèche. Vous visez plutôt un arrosage copieux, mais espacé, en mouillant la terre en profondeur au pied du plant.

Un paillage épais de 8 cm à 10 cm réduit l’évaporation et limite les besoins en eau. Vous pouvez utiliser des tontes de gazon sèches, du broyat de branches issues de la taille autour de la piscine, ou des feuilles mortes bien décomposées. Cette couverture protège aussi la structure du sol contre l’impact des pluies violentes, phénomène que j’ai vu s’aggraver sur les terrains en pente ou mal végétalisés.

Un bon repère : la terre doit sécher légèrement entre deux arrosages, sans se craqueler. Si vous enfoncez un doigt dans le sol et que vous ressentez une fraîcheur à 3 cm de profondeur, vous pouvez attendre encore un jour ou deux. Les plantes bien installées gèrent assez bien un petit stress hydrique ponctuel, ce qui améliore parfois la concentration en sucres dans la chair.

Attention : l’eau qui provient directement du bassin de piscine traité au chlore ou au sel ne convient pas aux arrosages répétés. Une utilisation occasionnelle, lors d’une vidange partielle, reste possible si l’eau a reposé et que le taux de désinfectant se situe très bas. Un arrosage régulier avec cette eau appauvrirait la vie du sol et fatiguerait vos potimarrons.

Une culture réussie combine donc préparation du sol, gestion fine du calendrier et arrosage raisonné. Une fois ces bases maîtrisées, vous pouvez vous intéresser à la rotation des cultures et à l’association de plantes pour intégrer durablement le potimarron dans votre jardin.

Maximiser les bienfaits nutritionnels du potimarron dans vos recettes

Le potimarron attire de plus en plus de consommateurs pour ses promesses de nutrition saine. On parle souvent de bêta-carotène, de vitamines et d’antioxydants sans expliquer comment la cuisson ou la préparation influencent réellement ces atouts. Vous pouvez ajuster vos recettes pour profiter pleinement de ces bienfaits tout en gardant le plaisir à table.

Comprendre la richesse en vitamines et antioxydants

La couleur orangée de la chair signale une forte teneur en provitamine A (bêta-carotène), précurseur de la vitamine A. Cette molécule joue un rôle clé pour la vision, l’immunité et la qualité de la peau. Un bol de soupe de potimarron de 250 g couvre facilement une grande partie des apports recommandés pour un adulte, selon les données nutritionnelles usuelles.

Le légume apporte aussi des vitamines du groupe B, de la vitamine C en petite quantité, ainsi que du potassium et du magnésium. Les fibres contribuent à la satiété et à la régulation du transit, surtout si vous conservez la peau. Cette dernière concentre une partie des composés protecteurs, d’où l’intérêt de choisir des fruits issus de cultures sans produits phytosanitaires de synthèse.

Un point que l’on oublie souvent : la densité énergétique reste modérée, autour de 45 kcal pour 100 g de chair cuite sans ajout. Vous pouvez donc construire des recettes généreuses en volume, rassasiantes, sans basculer dans l’excès calorique. Des clients qui cherchaient à rééquilibrer leur alimentation après de longues soirées autour de la piscine m’ont souvent remercié pour ces indications.

Ajuster la cuisson pour préserver la nutrition

Le mode de cuisson modifie partiellement la disponibilité des nutriments. Une cuisson à l’eau prolongée dilue une partie des vitamines hydrosolubles dans le liquide, surtout si vous jetez ensuite l’eau de cuisson. À l’inverse, une cuisson douce au four ou à la vapeur préserve mieux les micronutriments.

La cuisson au four, à 180 °C pendant 30 à 40 minutes pour des cubes de 2 cm, conserve la texture et concentre les saveurs. Vous pouvez légèrement huiler les morceaux avec une huile riche en oméga-3 ou en acides gras mono-insaturés, comme l’huile de colza ou d’olive. La présence de lipides facilite l’absorption du bêta-carotène, qui se dissout dans les graisses.

Une cuisson vapeur de 15 à 20 minutes, juste à point, permet également de garder une bonne partie des vitamines, à condition de ne pas surcharger la casserole. Le test du couteau reste votre meilleur allié : la lame doit entrer facilement dans la chair, sans que celle-ci s’écrase complètement. Un excès de cuisson transforme le potimarron en purée aqueuse, moins agréable en bouche.

Utiliser la peau et les graines sans les gaspiller

Un des grands avantages du potimarron : la peau se consomme, à condition de bien la brosser sous l’eau. Cela réduit le temps de préparation et augmente la teneur globale en fibres et en micronutriments. Beaucoup de consommateurs continuent pourtant de l’éplucher, souvent par habitude, et jettent une part précieuse du légume.

Les graines peuvent se transformer en en-cas croquant et nutritif après un simple rinçage, un séchage, puis une torréfaction douce. Vous les étalez sur une plaque, ajoutez un peu de sel et d’épices, puis vous enfournez à 150 °C pendant une quinzaine de minutes. Le résultat rappelle les graines de tournesol, avec un apport intéressant en lipides insaturés.

Cette approche « zéro gaspillage » s’intègre parfaitement dans une démarche globale de jardinage durable. Vous valorisez chaque partie de la récolte, comme vous optimiseriez le fonctionnement du local technique d’une piscine pour limiter les pertes d’eau et d’énergie. Le potimarron devient alors un symbole de bon sens à la maison.

En prenant l’habitude de respecter la structure du légume, de choisir des cuissons adaptées et de consommer la peau et les graines, vous exploitez réellement les bienfaits nutritionnels vantés par les nutritionnistes. La prochaine étape consiste à décliner ces principes dans des recettes concrètes, simples et variées.

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Cuisiner le potimarron : recettes simples pour le quotidien

La théorie nutritionnelle ne sert pas à grand-chose si le potimarron reste à s’abîmer dans un panier. Beaucoup de foyers achètent ce légume d’automne avec de bonnes intentions, puis se sentent dépassés au moment de l’épluchage et de la découpe. Vous pouvez transformer cette phase en routine agréable grâce à quelques recettes phares, faciles à mémoriser.

Velouté réconfortant pour les soirs frais

Un velouté de potimarron bien préparé se prépare vite, surtout si vous conservez la peau. Vous commencez par couper le fruit en deux, retirer les graines, puis détailler en gros cubes. Un oignon émincé, une gousse d’ail, un peu d’huile d’olive au fond de la casserole suffisent pour lancer la base.

Vous faites revenir les morceaux quelques minutes pour les caraméliser légèrement, ce qui renforce la saveur. Ensuite, vous couvrez juste à hauteur avec de l’eau ou un bouillon maison, puis vous laissez mijoter vingt minutes. Un coup de mixeur plongeant donne la texture veloutée, sans obligation d’ajouter de crème. Un trait de lait de coco ou de crème végétale en fin de cuisson apporte toutefois une touche plus gourmande pour les soirées au bord de la piscine couverte.

Potimarron rôti au four pour les assiettes complètes

Le four représente un allié précieux pour gérer de gros fruits sans stress. Vous coupez le potimarron en quartiers, vous retirez les graines, puis vous détaillez en tranches d’épaisseur régulière. Un filet d’huile d’olive, du sel, du poivre, un peu de thym ou de romarin suffisent pour assaisonner.

La cuisson sur une plaque, à 190 °C pendant 30 à 35 minutes, donne des morceaux légèrement dorés à l’extérieur et fondants à l’intérieur. Vous pouvez ensuite les servir avec des céréales complètes, des lentilles ou un simple œuf au plat pour composer une assiette équilibrée. Ce type de plat plaît beaucoup aux familles qui veulent profiter de leur extérieur sans passer des heures en cuisine.

Idées originales : tartes, gnocchis et desserts

Le goût de châtaigne du potimarron invite à des recettes plus créatives. Une tarte salée se prépare en mélangeant de la purée de potimarron avec des œufs, un peu de fromage râpé, des herbes, puis en versant sur une pâte brisée maison. La cuisson se fait à 180 °C pendant environ 35 minutes, jusqu’à ce que la garniture prenne une belle couleur dorée.

Les gnocchis de potimarron, eux, associent purée égouttée, farine et œuf pour former une pâte souple. Vous roulez des boudins, découpez des petits tronçons, puis vous les pochez dans une eau frémissante jusqu’à ce qu’ils remontent à la surface. Un passage rapide à la poêle avec du beurre clarifié ou de l’huile de noisette termine la recette. L’ensemble offre un plat à la fois rustique et raffiné.

Certains pâtissiers amateurs intègrent aussi le potimarron dans des cakes sucrés ou des muffins, en réduisant la quantité de sucre ajouté grâce à la douceur naturelle du légume. Une purée bien lisse se mêle à la pâte, avec des épices comme la cannelle et la vanille. Vous obtenez alors des goûters réconfortants pour les fins d’après-midi fraîches sur la terrasse.

Bon à savoir : les épices chaudes comme la cannelle, la muscade ou le gingembre se marient particulièrement bien avec ce légume d’automne. Elles amplifient la perception sucrée, ce qui vous permet de limiter le sucre ajouté dans les préparations sucrées. Vous préservez ainsi l’équilibre nutritionnel tout en gardant le plaisir en bouche.

Pour vous aider à choisir rapidement une méthode de préparation, voici un tableau récapitulatif des principaux modes de cuisson et de leurs intérêts.

Mode de cuisson Temps moyen Atout principal Usage conseillé
Four (rôti) 30 à 40 min Saveur concentrée, texture fondante Accompagnement, salades tièdes, assiettes complètes
Vapeur 15 à 20 min Bonne préservation des vitamines Purées, gnocchis, préparation pour desserts
Mijoté à l’eau 20 à 25 min Texture homogène pour les soupes Veloutés, potages, sauces

Une fois que ces recettes de base deviennent des réflexes, vous pouvez organiser vos récoltes de manière plus stratégique, en liant le calendrier du potager à vos envies culinaires au fil de la saison.

Organiser le potager autour du potimarron pour une saison réussie

Le potimarron ne se contente pas d’occuper de la place : il structure l’espace du potager. Un pied bien développé couvre parfois plus de 4 m², ce qui impose de penser l’implantation dès le départ. Vous pouvez transformer cette contrainte en atout si vous l’intégrez à un plan global de jardinage, en tenant compte des rotations et des associations.

Planifier les rotations de culture

Les cucurbitacées apprécient les sols riches, mais elles épuisent certaines ressources si vous les cultivez trop souvent au même endroit. Une rotation raisonnable consiste à laisser au moins trois ans entre deux cultures de potiron, de courgette ou de potimarron sur la même parcelle. Vous évitez ainsi l’accumulation de parasites et de maladies spécifiques.

Une bonne séquence associe par exemple une année de légumineuses (pois, haricots), puis une année de légumes-feuilles, avant de revenir aux cucurbitacées. Les légumineuses enrichissent le sol en azote, ce qui prépare le terrain pour des cultures plus gourmandes. Les légumes-feuilles, eux, utilisent cette ressource sans trop solliciter les mêmes familles de champignons et de bactéries que le potimarron.

Certains jardiniers installent volontairement leurs potimarrons sur des buttes ou des monticules formés avec les déblais d’un chantier de piscine, améliorés avec beaucoup de compost. Ils profitent alors d’un sol surélevé, bien drainé, qui se réchauffe plus vite au printemps. Vous pouvez vous inspirer de cette astuce si vous disposez d’une terre récemment remaniée.

Associer les plantes pour limiter les maladies

Le potimarron souffre parfois d’oïdium en fin de saison, cette poudre blanche sur les feuilles qui inquiète tant les jardiniers. Une bonne circulation de l’air et un espacement correct des plants réduisent déjà le risque. Vous pouvez aussi jouer sur les associations : des fleurs comme la capucine ou des aromatiques comme la bourrache attirent les pollinisateurs et divers insectes auxiliaires.

Installer des fleurs mellifères à proximité améliore la pollinisation et, à terme, le nombre de fruits par pied. Dans des jardins que j’ai suivis, un simple mélange de fleurs annuelles en bordure du potager a suffi pour augmenter visiblement la présence d’abeilles et de bourdons. Les potimarrons se sont montrés plus réguliers en taille, moins sujets aux fruits mal formés.

Vous évitez en revanche de coller vos potimarrons à des cultures très hautes qui créent une ombre dense, comme le maïs tardif planté en masse. Une ombre excessive ralentit la maturité des fruits et favorise les maladies cryptogamiques. Un compromis consiste à garder quelques tiges hautes pour servir de repère visuel ou de coupe-vent léger, sans bloquer le soleil.

Articuler potager, esthétique et usage des extérieurs

Dans les projets où la piscine occupe déjà une place centrale, l’intégration du potager demande une vraie réflexion. Un alignement de bacs en bois sur la terrasse, un carré potager près du local technique, ou une bande cultivée en limite de propriété : chaque configuration entraîne un comportement différent des tiges de potimarron.

Faire courir les tiges vers une zone peu fréquentée évite les conflits entre circulation et feuillage. Vous pouvez guider la végétation avec quelques piquets en bois ou des ficelles discrètes, surtout au début de la croissance. Les feuilles larges créent alors une sorte de tapis végétal loin des plages de la piscine, ce qui limite les éclaboussures de boue ou de terre sur les margelles.

Un autre avantage souvent sous-estimé : la couverture du sol par les tiges et les feuilles de potimarron réduit fortement la pousse des herbes indésirables. Vous gagnez un temps précieux sur le désherbage, que vous pouvez consacrer à l’entretien du bassin ou à des moments de détente. C’est une manière intelligente d’augmenter l’autonomie de votre jardin sans recourir à des herbicides, dont beaucoup sont réglementés ou interdits pour les particuliers en France.

Cette vision globale du potager, où le potimarron joue un rôle structurant, crée un extérieur plus cohérent, agréable à vivre. Vous préparez aussi les saisons suivantes, en consolidant la fertilité du sol et la biodiversité fonctionnelle. Le légume d’automne devient alors un pilier discret mais solide de votre projet de vie au jardin.

Peut-on cultiver le potimarron sur un balcon ou une petite terrasse ?

Oui, à condition d utiliser un grand bac d au moins 40 cm de profondeur et 50 cm de diamètre, rempli d un substrat riche et drainant. Prévoyez un tuteur ou un support pour guider les tiges, et limitez le nombre de fruits pour ne pas épuiser la plante en pot. Un arrosage régulier mais non excessif reste indispensable.

Faut-il obligatoirement éplucher le potimarron avant cuisson ?

Non, la peau du potimarron se consomme et concentre une partie des fibres et des nutriments. Brossez-la soigneusement sous l eau, retirez les parties abîmées éventuelles, puis cuisinez le légume en morceaux. La peau ramollit à la cuisson et se mixe très bien dans les soupes et purées.

Combien de temps peut-on conserver un potimarron après la récolte ?

Un potimarron bien mûr, récolté par temps sec avec sa tige, se conserve généralement entre 3 et 5 mois dans une pièce fraîche (10 °C à 15 °C), sèche et ventilée. Évitez les chocs et surveillez régulièrement l apparition de taches molles : dans ce cas, consommez-le rapidement.

Quels sont les principaux bienfaits du potimarron pour la santé ?

Le potimarron apporte du bêta-carotène (provitamine A), bénéfique pour la vision et l immunité, des fibres qui soutiennent la satiété et le transit, ainsi que des minéraux comme le potassium et le magnésium. Sa densité calorique reste modérée, ce qui en fait un allié intéressant pour une alimentation équilibrée.

Comment éviter que mon potimarron devienne fade ou aqueux à la cuisson ?

Choisissez des fruits bien mûrs, à la peau dure et à la tige liégeuse. Préférez des cuissons au four ou à la vapeur plutôt qu une longue cuisson à l eau. Ne coupez pas les morceaux trop petits, et évitez d ajouter trop de liquide ; en soupe, commencez avec peu d eau et ajustez après mixage.

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